Montagnes

Assis sur l’épaule chevelue des monts
Qui surplombe la vallée mangée d’ombre
Où l’on se penche sans jamais voir le fond
Je muse entre le clair, l’obscur et le sombre.

Les désirs dérivant s’accrochent aux nuages
Coureurs de la mer bleue comme des barques heureuses
Ils cherchent à déverser leur cargo sur les quais de passage
Qu’offrent a leur course errante les crêtes brumeuses.

Parfois ils se gonflent et tissent la pénombre du soir
Les torrents cascadeurs recueillent leur averse
L’horizon s’abolit derrière un rideau noir
Le ciel placide a fondu dans le déluge adverse.

Tout semble se refermer mais mon désir le sait
Plus haut que ne vole l’oiseau l’espace reste l’azur.
L’infini qu’il porte jamais ne se défait
Et mon désir qui le cherche de ce fait reste pur.

 

 

 
 
 

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