Sakshi Pokhari :: The pond of the witness

 
 
 

AU DELA DE LA DECADENCE :

DU DIX HUITIEME AU VINGT ET UNIEME SIECLE

 

On se résigne à descendre mais encore faut-il savoir jusqu’où ? Mesuré à l’aune de son histoire et de sa culture l’Occident à dépassé la décadence. Il est en pleine débandade. Ce dont nul n’a cure car au niveau de ce trottoir, la mémoire même de l’histoire et de la culture a disparu.

Et pourtant il est amusant de se souvenir. Par exemple d’une époque, en France, où l’on était décadent mais avec du style, comme le prince de Ligne ou du charme, comme Alexandre de Tilly, page de Marie Antoinette au joli minois, impertinent et coquin, qu’elle tenta en vain de corriger. Watteau et Boucher nous laisseront les images de ce monde on l’on savait la minute brève pour s’empresser de la cueillir.

Ces gentilshommes et leurs belles écouteuses n’existaient que pour la séduction et Choderlos de Laclos explique dans les liaisons dangereuses comment en faire un savoir. Ligne voulait en faire un des beaux arts. Tilly pratiqua avec une désinvolture superbe cette insouciance élégante d’un monde débauché et finissant qui, plus tard, fascina Verlaine. Mais la quête des plaisirs, si souveraine qu’elle fut, ne les berna pas tout a fait. Tilly nous dit : « Je ne fus point heureux. Non, je ne le fus jamais de ce bonheur auquel ma sensibilité m’avait visiblement appelé. Le monde croit qu’on s’amuse, le cœur est la qui lui donne un démenti ; un ver le ronge sous la feuille de rose ».
Cette petite lueur de sincérité qui s’appelle la conscience existait donc encore. Après tout le comte d’Artois, un fieffé libertin, devint bigot sur le tard lorsque devenu Charles X, le dernier Bourbon sur le trône. Il singea son aïeul, le vieux Louis XIV, qui se repentit de ses frasques sous l’influence pénitente de la Maintenon.

L’ardeur, la gaieté la naissance, ils avaient tout reçu et ils surent tout gaspiller, offrant à l’histoire la courbe d’une chute spectaculaire. Ceux auxquels la fortune avait tout donné, ne savaient pas alors que la terreur de la révolution allait tout leur reprendre. Le puritanisme jacobin des révolutionnaires ne dura pas et le 19eme n’apprit pas grand chose. La luxure s’appesanti et devint bourgeoise avec les pièces d’Offenbach, les moeurs et la littérature de l’époque qui banalisa l’adultère.

L’ancien monde a fini de finir et celui qui lui succéda a commencé sa fin.
Aujourd’hui où en sommes nous ? Caractère, moralité, valeurs, tout est fini. Le ver (galant) sous la feuille de rose s’est vu pousser des ailes. Il a émergé de sa tanière et pris son vol, ivre de lui même. A-t-il atterri pour dévorer l’enfant tel le dragon devant la grande vierge de l’apocalypse ? Nos gamins reçoivent la pornographie sur leur portable car quelqu’un quelque part fait de l’argent.

Freud, Sade et derrière eux des légions de militants ont détruit l’Occident chrétien, ont mis en pièce l’héritage de nos ancêtres ou la chasteté était acceptée et comprise pour permettre aux familles de rester soudées et aux enfants de ces familles d’en sentir la solidité, la dignité, et l’affectueuse protection. Est il si difficile de comprendre que les enfants sont heureux lorsque leurs parents s’aiment ?

En 2014, les diplomates de nos pays accrédités auprès de la Commission des Droits de l’homme de l’ONU à Genève s’opposent à ceux de Poutine ou des pays d’Asie qui les embarrassent en rappelant les droits de la famille. Un plat politicien qui a eu le courage de devenir président mais pas celui d’épouser la mère de ses enfants a décide qu’une famille n’est plus fondée sur l’amour entre une femme et un homme. Les manifestants défilant à Paris contre une législation qui démantèle la famille furent qualifiés par la presse d’extrémistes de droite.

La quête du plaisir même n’est plus de mise puisqu’il est présenté à l’étal du super marché. La décadence est finie, il ne reste que la platitude. Mais une chose nous lie au 18eme. Car ce n’est pas la première fois que nous courrons à la ruine dans l’inconscience.

 

 
 
 

 


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